Que faire après un échec au bac ?

Accèder aux études supérieures sans le Bac
Jeune fille qui tient ses cahiers
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Si vous venez d'échouer aux épreuves du baccalauréat, il existe des solutions. S’il s’agit de votre premier échec au bac, il est fortement conseillé de vous y représenter.

Chaque année, entre 10 et 20 % des lycéens échouent au bac. C’est votre cas ? Ne vous découragez pas. Diverses possibilités s’offrent à vous, à commencer par le repasser.

Repasser le bac

Le bac est un précieux sésame qui vous ouvrent les portes de l’enseignement supérieur. Il serait dommage d’abandonner après un échec.

Pour repasser le bac, vous pouvez redoubler la classe de terminale dans le lycée dans lequel vous étiez scolarisé·e. Vous pouvez aussi vous inscrire dans un autre établissement.

Autre option : repasser le bac en candidat libre mais dans ce cas, vous devez vous inscrire à l’examen auprès de votre rectorat. Il est également conseillé de s’y préparer. Vous pouvez par exemple opter pour la formation du Cned (Centre national d’enseignement à distance).

Si vous avez échoué aux épreuves du bac à deux reprises, vous pouvez bénéficier du dispositif MOREA (Module de re-préparation à l’examen par alternance). Il vous permet de préparer le bac à nouveau mais sous forme de modules et avec des périodes de stages en entreprise.

Si vous étiez inscrit dans une filière générale ou technologique, vous pouvez aussi vous réorienter vers la voie professionnelle et tenter d’obtenir un bac pro ou un CAP. Renseignez-vous auprès des spécialistes de l’orientation.

Se former sans le bac

DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires), capacité en droit,… il existe des équivalences au bac qui permettent de poursuivre des études dans l’enseignement supérieur.

Vous pouvez aussi vous orienter vers les titres et diplômes professionnels. Ils vous permettront de vous qualifier dans un métier.

Sans le bac, il est par exemple possible de préparer un BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport). Il permet d’exercer le métier d’animateur en tant que permanent dans une association ou collectivité. Il est toutefois conseillé d’avoir au préalable obtenu un BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur).

Vous pouvez aussi vous orienter vers un diplôme d’Etat d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture, d’assistant dentaire…
Social, médical, BTP, transport, industrie,… Divers secteurs d’activité recrutent à des niveaux inférieurs à bac. Il est cependant souvent nécessaire de justifier de qualifications techniques et professionnelles pour être embauché. L’alternance est un bon moyen de se former tout en apprenant un métier.

Certaines écoles privées acceptent les non-bacheliers. Mais avant d’opter pour ce type de formation, renseignez-vous sur le coût, les débouchés, et essayez de recueillir les avis d’anciens diplômés. Si le cursus n’est pas conventionné par l’Etat, il faut au moins qu’il soit reconnu par les employeurs !

Les écoles d’entreprises peuvent aussi être une option pour les non-bacheliers. Certaines entreprises intègrent directement les diplômés après leur formation.

Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès du CIO (Centre d’information et d’orientation) de votre établissement. Vous pouvez aussi vous rapprocher d’une structure du réseau information jeunesse.

Opter pour une année de césure

Vous pouvez également choisir de faire une année de césure et en profiter pour vivre une expérience hors du système scolaire, comme par exemple une mission de service civique ou partir à l’étranger, au pair.

Cette coupure vous permettra de prendre du recul tout en réfléchissant à votre projet professionnel.

Vous pourrez repasser le bac après cette année de césure. Il existe par ailleurs des dispositifs pour accompagner les élèves décrocheurs qui souhaitent retenter leur chance.

Rédacteur : CRIJ - Christine P.
Date de mise à jour : 19/03/2021